Rhinoplastie
Défintion, objectif & principe :
Le terme « rhinoplastie » désigne la chirurgie plastique et esthétique du nez.
L’intervention se propose de modifier la morphologie de la pyramide nasale (soit partiellement, soit dans son ensemble) et vise aussi à corriger d’éventuels problèmes de respiration nasale.
L’intervention vise à remodeler le nez pour l’embellir. Il s’agit de corriger spécifiquement les disgrâces présentes, qu’elles soient congénitales, consécutives à un traumatisme, ou dues au processus de vieillissement.
Le principe est, à partir d’incisions dissimulées dans les narines, de remodeler l’os et le cartilage qui construisent l’infrastructure solide du nez et lui confèrent sa forme particulière.
La peau recouvrant le nez devra se réadapter et se redrapper grâce à son élasticité sur cette charpente ostéo-cartilagineuse qui a été modifiée.
Lorsqu’une obstruction nasale gênant la respiration existe, elle sera traitée dans le même temps opératoire, qu’elle soit due à une déviation de la cloison ou à une hypertrophie des cornets (formations osseuses présentes dans les fosses nasales.)
Avant l'intervention :
Les motivations et les demandes du (de la) patient(e) auront été analysées. Une étude attentive de la pyramide nasale et de ses rapports avec le reste du visage aura été faite, ainsi qu’un examen endo-nasal.
Le résultat escompté pourra être simulé par retouche de photographies ou morphing informatique. L’image virtuelle ainsi obtenue ne constitue qu’un projet qui peut aider dans la compréhension des désirs et des attentes des patient(e)s.
Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris 10 jours avant l’intervention.
Il est fondamental de rester à jeun (sans manger ni boire) 6 heures avant l’intervention.
Type d'anesthésie & modalités d'hospitalisation :
Type d’anesthésie :
Habituellement l’ intervention se réalise sous anesthésie générale. Toutefois, dans certains cas, une anesthésie locale approfondie par des tranquillisants administrés par voie intra-veineuse (anesthésie « vigile ») pourra suffire.
Le choix entre ces différentes techniques sera le fruit d’une discussion entre vous et le chirurgien anesthésiste.
Modalités d’hospitalisation :
Habituellement l’hospitalisation se pratique en «ambulatoire» c’est à dire en hospitalisation de jour, avec une sortie autorisée le jour même après quelques heures de surveillance. Toutefois, selon les cas une courte hospitalisation peut être préférable. L’entrée s’effectue alors le matin ( ou parfois la veille dans l’après-midi) et la sortie est autorisée dès le lendemain ou le surlendemain.
L'intervention chirurgicale :
Incisions :
Classiquement, elles sont dissimulées, le plus souvent à l’intérieur des narine, ou quelques fois sous la lèvre supérieure, et il n’en résulte donc aucune cicatrice visible à l’extérieur.
Parfois, pourtant, des incisions externes peuvent être requises : soit cachées à la base des ailes du nez si l’on doit réduire la taille des narine ; soit en travers de la columelle (pilier séparant les deux narines) afin de réaliser une rhinoplastie « ouverte » (permettant de découvrir l’infrastructure nasale) parfois utile quand les déformations sont importantes ou s’il s’agit d’une reprise chirurgicale.
Rectification :
L’infrastructure ostéo-cartilagineuse ainsi dégagée peut alors être refaçonnée selon le programme établi.
On pourra ainsi, rétrécir un nez trop large, réaliser l’ablation d’une bosse, corriger une déviation, affiner une pointe, raccourcir un nez trop long, redresser une cloison ou réduire des cornets gênants.
Sutures :
Les incisions sont refermées avec de petits fils, le plus souvent résorbables.
Pansements & attelles :
Les fosses nasales peuvent être méchées avec différents matériaux absorbants. Un pansement modelant est souvent réalisé à la surface du nez à l’aide de petites bandelettes adhésives.
Enfin une attelle de maintien et de protection, en plâtre ou en matière plastique ou métallique, est moulée et fixée sur le nez, pouvant parfois remonter jusqu’au front.
Après l'intervention - Les suites opératoires :
Les suites sont rarement douloureuses et c’est plutôt l’impossibilité de respirer par le nez (du fait de la présence des mèches) qui constitue le principal désagrément des premiers jours.
On observe surtout au niveau des paupières, l’apparition d’un œdème (gonflement) et parfois d’ecchymoses (bleus) dont l’importance et la durée sont très variables d’un individu à l’autre.
Les mèches sont ôtées entre le 2ème et le 5ème jour post opératoire. L’attelle est retirée entre le 5ème jour et le 8ème jour, où elle sera parfois remplacée par une nouvelle attelle plus petite pour encore quelques jours.
Le nez apparaîtra encore assez massif du fait de l’œdème et une gêne respiratoire sera encore présente, due au gonflement de la muqueuse et à la formation possible de croûtes dans les fosses nasales.
Le résultat :
Un délai de 2 à 3 mois est nécessaire pour avoir un bon aperçu du résultat, en sachant que l’aspect définitif ne sera obtenu qu’après 6 mois à 1 an de lente et subtile évolution.
L’intervention apporte une amélioration morphologique et esthétique le plus souvent tout à fait appréciable, ainsi qu’un bénéfice psychologique non négligeable.
Les imperfections de résultat :
Elles peuvent résulter d’un malentendu concernant les buts à atteindre ou survenir du fait de phénomènes cicatriciels inhabituels ou de réactions tissulaires inattendues tel qu’un mauvais redémarrage spontané de la peau ou une fibrose rétractile.
Ces petites imperfections, si elles sont mal supportées, pourront éventuellement être corrigées par une retouche chirurgicale, en général beaucoup plus simple que l’ intervention initiale, tant du point de vue technique que des suites opératoires.
Une telle retouche ne peut toutefois pas être réalisée avant plusieurs mois afin d’agir sur des tissus stabilisés et ayant atteint une bonne maturation cicatricielle.
Les complications enviageables :
Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie que celle liées au geste chirurgical.
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En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même le (la) patient(e) des risques.
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En ce qui concerne le geste chirurgical en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétant formé à ce type d’ intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les éliminer complètement.
Heureusement, les vrais complications sont assez rares à la suite d’une rhinoplastie réalisée dans les règles..
En pratique, l’immense majorité des interventions se passe sans aucun problème et les patient(e)s sont satisfait(e)s de leur résultat.
Pour autant, et malgré leur rareté, vous devez quand même connaître les complications possibles.
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Saignements : Ils sont possibles les premières heures mais restent habituellement très modérés.
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Infection : Malgré la présence naturelle de microbes dans les fosses nasales, elle est assez rare.
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Des cicatrices inesthétiques : Elles ne peuvent concerner que les cicatrices externes (si elles existent).
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Atteintes cutanées : Bien que rares, elles sont toujours possibles, souvent par le fait de l’attelle nasale. Les simples plaies ou érosions cicatrisent spontanément sans laisser de traces.