Liposuccion

Définition, objectifs & principes :

La lipoaspiration permet de supprimer radicalement et définitivement les surcharges de graisses localisées.

Ces surcharges graisseuses localisées ne disparaissent pas, en règle générale, malgré un régime alimentaire ou l’exercice physique.

Par contre, la lipoaspiration ne constitue pas une méthode d’amaigrissement et son but n’est donc pas de maîtriser le poids du patient(e) : Ainsi une lipoaspiration correctement réalisée ne permettra pas de faire l’économie d’une amélioration d’hygiène de vie. La lipoaspiration ne constitue pas le traitement de l’obésité.

En pratique la lipoaspiration peut s’appliquer à un grand nombre de régions du corps : « la culotte de cheval » bien sur, mais aussi les hanches, l’abdomen, les cuisses, les genoux, les mollets, les chevilles, les bras. Les améliorations techniques ont permis d’étendre son action au niveau du visage et de cou (double menton et ovale du visage et du cou.)

Les récents progrès notamment dans le domaine de la liposuccion superficielle, grâce à l’utilisation des canules très fines, font que la peau sous-jacente à la zone à traiter n’a plus à souffrir de la lipoaspiration : au contraire, l’aspect de la peau peut être améliorée par la rétraction cutanée que génère une lipoaspiration superficielle correctement réalisée.

Avant l'intervention :

Un bilan pré-opératoire habituel est réalisé conformément aux prescriptions.

Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention.

Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention.

Type d'anesthésie & modalités d'hospitalisation :

Type d’anesthésie :

La lipoaspiration peut être réalisée selon le cas et l’importance des zones à traiter, soit sous anesthésie générale, sous anesthésie locale complétée par des tranquillisants administrés par voie intra-veineuse (anesthésie « vigile ») voire, dans certains cas, sous anesthésie loco-régionale (péridurale ou rachi-anesthésie).

Modalités d’hospitalisation :

La durée d’hospitalisation est en fonction de la quantité de graisse extraite. Elle peut être courte, de l’ordre de quelques heures pour de petites lipoaspirations (lorsqu’on a recours à une anesthésie locale.) Elle sera de 1 ou 2 jours en cas de lipoaspiration plus importante ( réalisée sous anesthésie générale.)

L'intervention chirurgicale :

Les incisions sont courtes (de 3 à 4 mm) et discrètes, car le plus souvent cachées dans un pli naturel.

La graisse est aspirée à l’aide de canules mousses, réalisant un réseau réguliers de tunnels qui respectent les vaisseaux et les nerfs : on traite ainsi la graisse profonde et la graisse superficielle.

Un pansement modelant est ensuite confectionné avec des bandes élastiques ou bien on met en place un panty ou une gaine elastique.

Après l'intervention - Les suites opératoires :

Dans les suites opératoires, des ecchymoses (bleus) et un œdème (gonflement) apparaissent au niveau des régions traitées.

Les douleurs sont variables, mais elles sont en règles générale peu importantes, grâce à l’utilisation des canules fines.

Une fatigue peut être ressentie les premiers jours, surtout en cas d’extraction graisseuse importante.

Une activité normale pourra être reprise 4 à 7 jours après l’ intervention, là aussi en fonction de l’importance de la lipoaspiration et du type d’activité professionnelle.

Les ecchymoses se résorbent dans un délai de 10 à 20 jours après l’ intervention .

Le port d’un vêtement de contention élastique est conseillé pendant 2 à 4 semaines.

On peut prévoir une reprise de l’activité sportive 3 semaines après l’ intervention .

Il conviendra de ne pas exposer au soleil ou aux UV les régions opérées avant au moins 3 semaines.

C’est au bout de 3 semaines, et après la résorption de cet œdème, que le résultat commence a apparaître. La peau mettra environ 3 à 6 mois pour se rétracter complètement sur les nouveaux galbes et se réadapter à la nouvelle silhouette.

Le résultat :

Il est apprécié de façon définitive dans un délai de 6 mois après l’intervention, il est le plus souvent satisfaisant, chaque fois que l’indication et la technique ont été correctes : la lipoaspiration aura permis de faire disparaître définitivement les surcharges de graisse localisées, tout en entraînant une rétraction de la peau.

Les imperfections de résultat :

Dans quelques cas des imperfections localisées peuvent être observées, sans qu’elles ne constituent de réelles complications : insuffisance de correction, asymétrie résiduelle, irrégularité de surface. Elles sont en règle générale, accessibles à un traitement complémentaire : « petite retouche » de lipoaspiration souvent réalisée sous simple anesthésie locale à partir du 6ème mois post opératoire.

Les complications enviageables :

Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie que celle liées au geste chirurgical.

  • En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même le (la) patient(e) des risques.

  • En ce qui concerne le geste chirurgical en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétant formé à ce type d’ intervention, vous limitez au maximum ces risques.

  • Les accidents thromo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire) qui sont la complication la plus grave. Leur risque de survenue est augmenté si un tel accident figure dans les antécédents du (de la) patient(e). Le port de bas anti-thrombose, le lever précoce et l’éventuel traitement anti-coagulant contribuent à réduire ce risque.

  • Les saignements sont rarement sérieux, sauf trouble de la coagulation associé.

  • Hématome et épanchement lymphatique apparaissent exceptionnellement au décours d’une lipoaspiration correctement réalisée.

Chirurgie esthétique