Lifting des bras

Définition, objectifs & principes :

La peau de la face interne de bras est très « sollicitée » dans les mouvements et les amaigrissements à répétition, ce qui explique le nombre de ptoses cutanées (non justiciables d’une aspiration isolée) est plus grand que les hypertrophies graisseuses simples.

C’est le lifting brachial ou lifting de la face interne de bras. L’intervention a alors pour but de réaliser l’ablation de l’excédent de la peau, réduire l’infiltration graisseuse sous-jacente et de redraper l’ensemble.

Avant l'intervention :

Un examen clinique minutieux permettra de définir le type d’intervention le plus approprié à votre cas (choix de l’incision, opportunité ou non d’une lipoaspiration associée.)

Un bilan pré-opératoire habituel est réalisé conformément aux prescriptions.

Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention, si une anesthésie générale ou «vigile » est retenue.

Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention.

En fonction du type d’anesthésie, on pourra vous demander de rester à jeun (ne rien manger, ni boire) 6 heures avant l’intervention.

Type d'anesthésie & modalités d'hospitalisation :

Type d’anesthésie :

Le lifting de la face interne de bras peut être réalisée sous anesthésie générale, sous anesthésie locale complétée par des tranquillisants administrés par voie intra-veineuse (anesthésie « vigile ») voire, dans certains cas, sous anesthésie locale pure.

Modalités d’hospitalisation :

L’intervention peut se pratiquer en mode ambulatoire c’est à dire avec sortie le jour même, après quelques heures de surveillance.

Toutefois, dans certains cas, une hospitalisation de courte durée peut être préférable.

L'intervention chirurgicale :

L’infiltration adipeuse est corrigée par une lipoaspiration. L’excès de peau est enlevé, laissant une cicatrice dont l’emplacement et la longueur dépendent de l’importance de la distension cutanée et du type d’intervention choisie.

L’incision peut être verticale, longitudinale, dans un des plis de l’aisselle. Les deux types d’incisions peuvent être associées.

Lifting de bras avec incision longitudinale le long de la face interne du bras :

Cette intervention s’adresse principalement aux relâchements cutanés importants avec motivation clairement exprimée : Outre la gêne esthétique (gêne pour porter des manches courtes du fait de l’aspect fripé du bras), la motivation peut aussi être fonctionnelle (gêne à la mobilité ou à l’habillement, rougeur ou macération de la face interne du bras).

Une lipoaspiration première est effectuée chaque fois qu’il existe une infiltration graisseuse de la région.

La peau en excès est ensuite retirée à la demande à partir d’une incision longitudinale le long de la face interne du bras .

La durée de l’intervention est en moyenne d’une heure et demie.

Ce type d’intervention corrige efficacement les excès cutanés et adipeux gênants et inesthétiques mais laisse une cicatrice verticale à la face interne du bras.

Souvent cette cicatrice reste visible ce qui nécessite une sélection particulièrement rigoureuse des indications opératoires, une bonne formation du (de la ) patient (e) et le recueil d’un consentement réellement éclairé.

Compte tenu des inconvénients de ce type de lifting du pont de vue de la rançon cicatricielle on essaie de proposer, chaque fois que cela est possible, une intervention, certes moins ambitieuse, mais plus acceptable d’un point de vue cicatricielle : il peut s’agir : soit d’une technique mixte associant une incision au niveau du creux axillaire et un segment vertical court de moins de 10 cm.

Lifting de bras avec incision horizontale dans l’aisselle :

Ce type d’intervention s’adresse à des patient(e)s porteurs de lésion moins importantes avec un excès et un relâchement cutané intéressant principalement le tiers supérieur du bras.

A partir d’une incision unique, horizontale, cachée dans le pli de l’aisselle et après qu’une lipoaspiration première ait été réalisée si nécessaire, on retire la peau en excès de la partie supérieure de la face interne du bras, la suture dans le creux de l’aisselle permettant de redraper la peau résiduelle vers le haut et dans la région axillaire.

La cicatrice résiduelle est habituellement peu visible mais le résultat morphologique est moins spectaculaire que celui obtenu avec un lifting avec cicatrice verticale.

La durée de l’intervention est en moyenne d’une heure.

En fin d’intervention un pansement compressif est réalisé.

Après l'intervention - Les suites opératoires :

La sortie aura lieu en règle générale le jour même ou le lendemain de l’intervention.

Dans les suites opératoires, des ecchymoses (bleus) et un œdème (gonflement) peuvent apparaître. Il régresseront dans les 10 à 20 jours suivant l’intervention .

Les douleurs sont en règles générale peu importantes, limitées à quelques phénomène de tiraillements et d’élancements, bien couverts par des antalgiques usuels.

Le résultat :

Il est apprécié dans un délai de 6 à 12 mois après l’intervention.

On observe le plus souvent, une bonne correction de l’infiltration graisseuse et du relâchement de la peau, ce qui améliore nettement la morphologie du bras. L’amélioration sur la plan fonctionnel est également très nette, surtout dans le cas du lifting avec incision longitudinale.

Les imperfections de résultat :

Le plus souvent, un lifting de la face interne de bras correctement indiqué et réalisé rend un réel service aux patient(e)s avec l’obtention d’un résultat satisfaisant et conforme à ce qui était attendu.

Cependant il n’est pas rare que des imperfections localisées soient observées sans qu’elles ne constituent de réelles complications :

Ces imperfections concernent notamment la cicatrice qui peut être trop visible, distendue, voire adhérente. En cas de tension excessive imposée aux sutures, la cicatrice peut présenter différents aspects disgracieux (hyper-pigmentation, épaississement, adhérences ou élargissement). Si les cicatrices s’estompent bien en général avec le temps, elles ne sauraient complètement disparaître. A cet égard, il ne faut pas oublier que si c’est le chirurgien qui réalise la suture, la cicatrisation elle, est le fait du (de la ) patient (e).

Ainsi les cicatrices sont soumises aux aléas de toute cicatrisation, avec risque d’évolution hypertrophique qui nécessitera un traitement spécifique.

Les résultats de la lipoaspiration quant à eux peuvent être caractérisés par une insuffisance de correction, une légère asymétrie résiduelle ou de petites irrégularités de surface.

Ces imperfections de résultat sont en général accessibles à un traitement complémentaire le plus souvent bénéfique : « petites retouches » chirurgicales réalisées sous anesthésie locale simple ou anesthésie locale approfondie. Cependant, aucune ré intervention n’est indiquée avant le 6ème mois post opératoire (stabilisation du résultat).

Les complications envisageables :

Un lifting de la face interne de bras, bien que souvent réalisé pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, aussi minime soit-il.

Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie que celle liées au geste chirurgical.

  • En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même le (la) patient(e) des risques.

  • En ce qui concerne le geste chirurgical en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétant formé à ce type d’ intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les éliminer complètement.

Parmi ces complications locales envisageables, il faut citer :

  • La survenue d’un hématome, en fait assez rare, peut justifier son évacuation afin de ne pas risquer d’altérer la qualité esthétique du résultat.

  • La survenue d’une infection est favorisée par la proximité du pli naturel (gîte microbien habituel) et prévenu par une hygiène pré et post opératoire rigoureuse jusqu’à cicatrisation complète.

  • La survenue d’un écoulement lymphatique persistant et parfois observé.

  • Une nécrose cutané peut exceptionnellement être observée. Elle est en règle générale limitée et localisée.

  • Des altérations de la sensibilité, notamment la diminution de la sensibilité de la face interne du bras, peuvent être observées : La sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de 3 à 5 mois après l’ intervention .

Conclusion :

Au total, il ne faut pas surévaluer les risques mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une petite part d’aléas.

Le recours à une Chirurgien Plasticien qualifié vous assure que celui-ci à la formation, la compétence requises pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le cas échéant.

Chirurgie esthétique